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Il me plait d’imaginer que je mène mon entreprise avec une organisation sans faille. Que les projets sont structurés sur une ligne de temps rigoureuse, suivie à la lettre, comme on l’apprend dans les grandes écoles. La réalité est comment dire… Plus impulsive. 

Quand un sujet avance, je fonce. Et je mets de côté tous les points de blocage en me disant « je vais forcément trouver une solution ». C’est ce qui s’est passé pour le choix de mes étiquettes. 

Je voulais des étiquettes bio et équitables bien sûr ! Pas question de mettre ces affreuses étiquettes en nylon sur mes écharpes. J’ai donc appelé les fabricants d’étiquettes… TOUS les fabricants d’étiquettes… Et il y en a beaucoup. Mais aucun n’avait ce que je cherchais. Leur réponse était toujours la même : « c’est une bonne idée Madame, mais vous savez, l’étiquette, ce n’est qu’un point de détail quand même… ». J’étais dans une impasse. 

Fidèle à ma méthode de gestion de projet très personnelle, j’avais donc fait tisser mes écharpes. Je les avais cousues sur 3 côtés uniquement puisqu’il me manquait les étiquettes, et j’avais commencé à annoncer leur vente… En me répétant : « je vais forcément trouver une solution ». 

Au final, je dirais plutôt que c’est la solution qui m’a trouvée. Un dimanche,  je m’adonnais à un de mes sports favoris : écumer les brocantes. Je tombe alors sur un superbe miroir, patiné et piqué de toute part. Un miroir qui raconte plus d’un siècle de vie. Je le retourne pour voir si le cadre est suffisamment solide pour le fixer. Et sur la petite table qui lui servait de support, je trouve un vieux lot de rubans et de broderies anglaises. Et si je sérigraphiais mes étiquettes là-dessus ? Banco, j’achète tout ! En plus d’être zéro déchet, mes étiquettes seront un détail d’élégance ajouté à mes écharpes. 

Moralité : n’ayez pas peur des contraintes, elles se transforment souvent en opportunité !