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Sans eux, nos écharpes n’existeraient tout simplement pas. Découvrez le quotidien de nos cultivateurs de coton à travers le témoignage d’Aminata.  

« Je m’appelle Aminata. Aminata vient d’Amin qui signifie en Arabe digne de confiance. J’ai 30 ans et j’habite dans un petit village au nord de Sissako, au Mali. Notre foyer abrite vingt personnes sur 3 générations. 

Ma famille cultive 1,5 hectare de cultures servant à nous nourrir et un hectare de coton. La vente du coton nous permet d’acheter nos vêtements, les fournitures scolaires de nos enfants, les médicaments dont nous avons besoin. 

Toute la famille contribue à la culture du coton. Les hommes préparent la terre avec l’aide d’une vache, et sèment les graines à la main. Les femmes sont chargées de la récolte. Notre coton n’est pas irrigué. 

C’est l’état malien qui est propriétaire de notre terre. Nous disposons d’un droit d’utilisation coutumier, que je pourrai transmettre à mes enfants. Nous apportons notre récolte à la coopérative de mon village qui la vend à la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles. 

Comme les trois quarts des femmes qui cultivent le coton au Mali, je n’ai jamais été à l’école et je ne sais ni lire ni écrire. Pourtant, mes enfants vont à l’école primaire du village. Ma dernière fille me suit durant ma journée de travail, portée dans mon dos. Elle aussi ira à l’école l’année prochaine ! « 

Le personnage d’Aminata est une fiction. En revanche, les faits relatés réels. Ils sont tirés de l’étude réalisée par l’Institut de Recherche hollandais Aidenvironment en 2015 sur 27 713 producteurs de coton du Sud Ouest Africain pour le compte de Fairtrade. Cette étude détaille très précisément les pratiques des trois principaux pays producteurs : le Mali, Le Sénégal et le Burkina Faso.

À travers le personnage d’Aminata, je souhaitais vous faire découvrir la vie de nos cultivateurs de coton de la manière la plus réaliste possible. De toutes petites exploitations familiales, travaillées seulement à la force des Hommes et des animaux. Leur dépendance face au monopole d’état qui possède leur terre et gère la commercialisation. Dans un prochain article, je vous raconterai ce que le label Fairtrade a changé pour eux, et pourquoi il est si important pour nous de le défendre !